lundi 27 janvier 2014

Rencontre tout public avec S. Bodart à St Saulve


La maison de quartier de St Saulve propose une rencontre tout public avec Samuel Bodart

le mercredi 29 janvier à 14 h
à la Maison de quartier (1 bis rue Blaise Pascal)

samedi 25 janvier 2014

Empruntes d'objets trouvés, tracés de corps composés



Le 16 janvier dernier, Anne Touquet consacrait sa journée aux collégiens de Quiévrechain et de Valenciennes. 
En matinée, au collège de Quiévrechain, elle initiait un travail autour de l'idée de métamorphose par prolifération et de la pratique du gaufrage telle qu'on la découvre dans ses oeuvres sur papier. Pour ce faire, les élèves ont été invités à associer des images piochées dans une série de gravures anciennes avec des objets aplatis (et donc à même de laisser leur emprunte sur le papier) trouvés dans la rue. 


Dans l'après-midi au collège Carpeaux de Valenciennes, elle enrichissait de son regard un projet d'établissement consacré aux regards croisés sur le sport pensé comme architecture corporelle. C'est ainsi qu'elle invitait les élèves à investir les recoins de l'établissement afin de les habiter de leur corps et de trouver ainsi la position leur permettant d'occuper un maximum d'espace. Un relevé photos et des prises de mesures ont été réalisés, ceux-ci permettront à l'avenir à ces silhouettes acrobatiques d'envahir in situ les murs du collège.

vendredi 24 janvier 2014

Rencontre sur scène


Profitant de la présence sur leur commune d'un équipement de qualité, trois classes du collège Lavoisier de St Saulve avaient fait le choix, le 15 janvier dernier, de rencontrer Samuel Bodart non pas "à domicile" mais bien à l'espace Athena. 
C'est dire que les conditions étaient réunies pour une séance mêlant habillement la performance musicale et poétique à la discussion libre avec des élèves visiblement fort intéressés par ce qu'ils entendaient là pour la première fois.
Afin de poursuivre ce moment d'une grande richesse, les élèves auront prochainement l'occasion d'une nouvelle rencontre avec l'artiste, cette fois-ci dans leur établissement scolaire, mais seront également bien évidemment invités à assister au concert tout public que Samuel Bodart donnera à l'espace Athena (en partenariat avec le festival Tandem) le 14 février prochain à 20 h 00 !



jeudi 23 janvier 2014

Multiples projets à Curgies


Le 14 janvier dernier, Anne Touquet consacrait sa journée aux élèves de Curgies puisqu'elle y rencontrait tour à tour ceux de Maternelles, de CP et de classes primaires.
Bien entendu il s'agissait tout à la fois pour l'artiste de présenter sa démarche mais aussi de la mettre au service des projets de classes. C'est ainsi qu'avec les plus jeunes élèves Anne s'est attelé à la réalisation d'une fresque donnant à voir sous forme de frise géante les silhouettes des enfants dans des positions différentes.  Pour le moment, celles-ci ont été dessinées au feutre. Plus tard, il s'agira de reproduire ce tracé au fil de couleur en prenant appui sur des clous disposés à cet effet. 
Mais ce sera pour plus tard puisqu'à la suite de cette rencontre, Anne Touquet attaquait un tout autre projet avec les élèves de l'école primaire, soit la conception d'un décors de théâtre ! C'est qu'en effet élèves de CE1/ CE2 d'une part et élèves de CM1/CM2 d'autre part sont en train de créer conjointement un spectacle vivant sur le thème "Sur le chemin de l'école", chemin bien sinueux puisqu'il y sera question du Brésil, du Japon ou encore de l'Afrique ! 
La plasticienne a proposer d'articuler le décors sous forme de modules cubiques à assembler/superposer dont les faces renverront aux différents univers rencontrés. Le décors pourra donc être en constante transformation et évoquer tour à tour totems, monstres ou fresque aux multiples facettes. Pour cette première rencontre, les élèves ont débuté le travail d'illustration. 

mercredi 22 janvier 2014

A lire en ligne


Le passage de Samuel Bodart au collège de Vieux Condé le 14 janvier dernier ne sera pas passé inaperçu puisqu'il aura même eu les honneurs de la presse. 
Pour lire l'article que lui a consacré la Voix du Nord dans son édition du 19 janvier, cliquez ici...

mardi 21 janvier 2014

Portrait tiré à Marly


Pour sa première semaine au contact du public, Anne Touquet a eu l'occasion de faire plus ample connaissance avec Marly et ses habitants. 
En effet, tandis qu'elle intervenait le 13 janvier à l'école maternelle Jules Legrand autour de la pratique du portrait, elle animait un atelier au Moulin municipal (qui abrite des cours d'arts plastiques hebdomadaires) deux jours plus tard. Pour ce projet, c'est le cadavre exquis qui est présenté aux jeunes participants avec pour objectif la conception de travaux prenant pour base des images anciennes, travaux qui feront l'objet d'une impression en sérigraphie dans les semaines à venir.


lundi 20 janvier 2014

Lectures croisées au collège de Vieux Condé


Stéphanie Michieletto-Vanlancker et Isabelle Hennion, enseignante au collège de Vieux Condé nous font parvenir la première contribution à ce blog de l'année : 
"Mardi 14 janvier, les élèves de 3e4 et 3e5 ont été réveillés dés leur arrivée au collège à 8h par Samuel Bodart et sa batterie. Ils ont été surpris de découvrir que les textes lus la veille en cours de français avec Mme Vanlancker ou Mme Hennion prenaient ainsi une toute autre ampleur ! Samuel Bodart a interprété 4 textes devant les élèves, entrecoupant ses morceaux d'explications quant à l'utilisation des silences, des hauteurs de voix, des nuances qu'on pouvait donner. 
Ensuite, ce fut au tour des élèves de se lancer à l'eau. Chaque classe a eu 1h30 pour s'initier à l'interprétation de textes poétiques avec percussions. Seul, par 2 ou par 3, les élèves ont choisi des textes de l'artiste et les ont lus en essayant d'appliquer les conseils donnés. Ce fut un moment riche d'émotions, chacun étant fier d'avoir réussi à surmonter sa peur pour venir lire devant les autres !" 



En février prochain, Samuel Bodart reviendra à la rencontre de ces élèves afin cette fois de les initier à l'écriture poétique.


lundi 13 janvier 2014

C'est la rentrée


C'est parti ! C'est aujourd'hui la rentrée des classes pour Samuel Bodart et Anne Touquet, nos deux artistes en résidence cette année sur le territoire de Valenciennes Métropole. Après avoir consacré quatre semaines en fin d'année dernière aux rencontres avec les équipes enseignantes et les acteurs culturels afin de concevoir des gestes artistiques susceptibles d'enrichir les projets pédagogiques des premiers et des moments de diffusion de leurs productions artistiques avec les seconds, les voici aujourd'hui à pied d'oeuvre, dans les classes ! 



C'est ainsi que cette semaine, Anne ira à la rencontre des élèves de Marly, de Curgies et de Quiévrechain tandis que Samuel rencontrera ceux de Saint Saulve ou encore de Valenciennes. 
Pour rappel ils seront à nos côtés jusqu'au 25 avril prochain.

lundi 7 octobre 2013

ARTS 2013-2014 : premières rencontres avec les équipes enseignantes


Les deux artistes qui seront en résidence ARTS sur le territoire de Valenciennes Métropole de novembre 2013 à avril 2014 ont tout récemment eu l'occasion de se présenter aux équipes enseignantes ainsi qu'aux structures culturelles locale. Ainsi, Anne Touquet, plasticienne, a animé une 27ème heure le 18 septembre dernier au Musée des Beaux Arts de Valenciennes tandis que Samuel Bodart, poète musicien, en a fait de même, une semaine plus tard au Phénix, scène nationale de Valenciennes. 
Née en 1979, Anne Touquet vit et travaille à Paris. Diplômée des Arts Décoratifs de Paris en 2003, sa pratique artistique évoque le voyage, celui que l’on entreprend à la rencontre d’un ailleurs ou celui de l’errance introspective dans le monde des songes et d’un sommeil conscient. Ses dessins sont à la fois intuitifs et maîtrisés, vacillant entre réel et fiction. 
L'artiste revendique le caractère subjectif de ses compositions : "Qu’elles soient physiques ou psychologiques, mes errances constituent la base de mon travail. Ma perception est un décor à transformation où la frontière entre réel et fictionnel est poreuse. Mon univers s’étire entre rêveries intimes et fragments tirés du réel, associations d’idées, intuitions sensibles et mythologies personnelles".
Ses "récits visuels", comme elle nomme elle-même ses compositions graphiques aux formats souvent imposants (il s'agit de véritables organismes se déployant visiblement sans contrainte d'espace autour de figures centrales), jouent des changements d’échelle, des distorsions, des fusions mais aussi des absences : "Signifier par le manque, pour inviter celui qui regarde à compléter les manques. Je construis des espaces de suppositions, de divagations, ou de dispersions". 


Virtuose du dessin, du trait fin, elle ne se contente pas d'illustrer mais crée de réelles compositions plastiques dans lesquelles elle manipule l'image. Réalisés au graphite, ses dessins sont le plus souvent en noir et blanc, le blanc de la feuille étant parfois partie prenante du motif lui-même. Méticuleuse au possible (elle aime à donner un traité particulièrement réaliste à ses mondes imaginaires), Anne Touquet dresse par sa pratique l'éloge de la lenteur. 
En sus du dessin, l'artiste intègre à ses compositions des effets de texture par le truchement du gaufrage qu'elle fait subir au papier. Au coeur même des figures et des paysages dessinés apparaissent ainsi en filigrane d'autres motifs, issus de la broderie ou du crochet, venant compléter le mystère des situations dépeintes. 
Parmi les pistes pédagogiques évoquées lors de la rencontre du 18 septembre, Anne Touquet a bien entendu stipulé qu'il serait possible de proposer aux élèves, à l'occasion de sa résidence, des formes de sensibilisations aux différents médiums qu'elle utilise : dessins (éventuellement d'après photos), broderie et crochet, gaufrage du papier. Toutefois bien d'autres pistes ont été proposées : 
- apprendre à regarder le réel comme comme ses représentations. Envisager le monde sous de nouvelles perspectives. Apprendre à regarder c'est aussi savoir observer : jongler entre ce que l'on voit et ce que l'on croit voir 
- appréhension de son propre corps par "fragmentation" : mise en avant d'une partie seulement de notre corps par le modelage 
- travail sur la notion de cadrage : les contours d'un objet n'existent que par rapport à l'espace dans lequel il prend place et qu'il nous appartient de délimiter... 
- ré-appropriation et re-valorisation des images dans un monde, le nôtre, dans lequel elles sont légions mais le plus souvent dénuées de toute signification ou, pour le moins, dépositaires d'un sens que nous n'avons pas nous-même choisi. Cela pouvant s'opérer par le travail du cadavre exquis, la collecte d'images pré-existentes ou encore la pratique du "dessin par absence" et / ou par surdimensionnement (manière d'attirer l'attention du spectateur sur des éléments passant généralement inaperçus). 


Adepte de la forme courte et de l’écriture imagée, Samuel Bodart s'est tout d'abord consacré à la rédaction de chansons. Il faut dire qu'initialement sa formation est essentiellement musicale, lui qui dès l'âge de 8 ans apprît la batterie et qui, par la suite, fut membre de nombreuses formations musicales rock. Ce n'est que par la suite qu'il a élargi son champ d’écriture à des textes d’expression libre à orientation poétique. 
Guidé par la double identité sonore et sémantique des mots, il se plaît à les associer et à les confronter par jeux de rebonds (« par les temps qui courent, les jambes s’emmêlent »), laissant la place aux interprétations subjectives. 
Aujourd'hui encore la majeure partie de sa production artistique prend la forme de "poèmes chansons" - soit de textes courts conçus pour être interprétés et mis en musique, en l'occurrence accompagnés à la batterie ou à l'aide d'autres percussions. C'est sous le nom de Numero h. qu'il officie ainsi à la batterie et à la voix et qu'il sortira dans les prochaines semaines son troisième album intitulé "Ne contient qu'une partie". 
Mais sa palette de productions, elle, contient bien plus d'un registre. Ainsi faut-il ajouter à ses "poèmes chansons" d'autres types de textes que sont ceux qu'il nomme les "poésies de mots" (agencement plus ou moins minimalistes de mots ne formant pas phrase mais reposant essentiellement sur la capital sémantique et esthétique de chacun d'entre eux), la "prose poétique" (listes de mots ou véritable phrases sans rimes ni agencements graphiques particuliers) ou encore la "poésie parlée" (textes conçus pour être lus à haute voix, jouant sur les sons et la diction). 


Parmi les pistes de travail pédagogiques évoquées lors de la rencontre du 25 septembre dernier, on mentionnera notamment : 
- le travail sur la lecture à voix haute (notions de rythme, de diction, de silence, etc.), pouvant être l'occasion d'une représentation face à un public constitué. Bien entendu pourra également être abordée la lecture de textes accompagnés aux percussions 
- les lectures multiples, soit des lectures à voix hautes en chorus 
- paysages sonores : création et enregistrement d'ambiances sonores pouvant être le support à la rédaction de textes originaux ou à la lecture de textes de Samuel Bodart 
- écriture collective à partir des notions de séries, de listes, de familles de mots. Ce travail pouvant également être l'occasion d'une mise en espace graphique du texte (sur mur, sur banderole, au sein même de l'établissement...) 

Anne Touquet et Samuel Bodart débuteront leur résidence sur le territoire le 12 novembre prochain.

vendredi 5 juillet 2013

De l'influence durable des présences artistiques



Pour preuve du fait que la présence des artistes sur un territoire continue à enrichir ce dernier bien après que les créateurs s'en soient allés, alors même que nous sommes actuellement en train de sélectionner les deux artistes qui seront invités dès novembre prochain à assurer la 4ème éditions des A.R.T.S. sur la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole, nous venons de recevoir un ultime compte-rendu d'une action menée par des élèves d'Onnaing en collaboration avec Emmanuel Rabu :
"Après avoir étudié en classe un groupement de poèmes sur New York et la variété des regards portés sur cette ville, après avoir interrogé, écouté, lu et étudié Emmanuel Rabu, la 3ème Warhol s'est engagée dans le projet "Mes-moires" qui, à l'invite du poète en résidence, consiste en un tableau de profiler, digne des séries policières. A partir des clichés pris par les élèves de CE1, qui ont étudié leur environnement proche et ont dû justifier leurs choix, les élèves de 3ème Warhol ont créé des inventaires et poèmes jouant de ce que les uns et les autres ont vu dans ces lieux photographiés, ce qu'ils souhaiteraient y voir aussi. Passé, présent et futur s'enchaînent ainsi. Un lieu évolue ainsi au fil des choix d'écriture poétique des élèves. 


Avec le projet "La Comédie de la ville retrouvée", en s'appuyant sur les photographies des élèves de CE1 de Mme Lefebvre et la légende qu'ils leur avaient associée, la 3ème Dali a créé des listes thématiques. En duo, le plus souvent, ils les ont d'abord lues en respectant un certain rythme. Puis, exploitant différentes techniques, les exercices de style de Queneau et ses passions (comme l'encourageait Emmanuel Rabu à travers Écrivains en séries et toutes ses créations), chaque groupe a composé des anecdotes mettant en scène les élèves de CE1 à Onnaing dans chaque lieu sélectionné. Puis, le plus souvent les collégiens se sont mis en scène eux-mêmes afin de se photographier. Le court-métrage est ainsi conçu comme un parcours à travers le centre-ville d'Onnaing, les lieux auxquels sont attachés les CE1 et les talents des élèves de 3ème.  Les écoliers peuvent ensuite compléter une autre scène de crime (vue aérienne du collège dont la forme rappelle celle d'un avion). A eux de créer une liste alphabétique de verbes d'actions qu'ils aimeraient justement effectuer au collège. Un petit questionnaire a également été proposé pour vérifier la capacité des élèves à associer lieu et passions découverts durant le film qu'aujourd'hui chacun peut découvrir en ligne".